| Mmaison intelligente,
un OVNI précurseur. / DR |
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Boulot-métro-dodo: il n’y
a plus un domaine du quotidien qui échappe à l’emprise des
ordinateurs. Mais si l’informatique est déjà omnipotente au
bureau, en est encore aux balbutiements dans les transports et
l’habitat. Les applications sont encore peu développées en
regard des promesses futuristes faites par les experts. Assis
dans son salon ou derrière le volant, on ne peut que fabuler
sur ce qui attend les générations à venir. Mais le processus
est en train de s’accélérer. Car la technologie est désormais
au point, qu’il s’agisse de l’internet à haut débit ou du
sans-fil (wi-fi, Airport, Bluetooth, ondes radioélectriques,
etc.).
La Serpentine et la maison intelligente de
Charrat, au Valais, toutes deux pilotées par un simple
ordinateur, sont des exemples de cette révolution du
quotidien.
Le véhicule à la demande
La
Serpentine, un mode transport alternatif bien connu des
Lausannois, est testée sur les quais d’Ouchy. Mais ce
"véhicule à la demande", sans pilote, est tellement inédit que
les juristes à Berne sont incapables de lui attribuer une
autorisation de circuler faute de pouvoir le catégoriser! Les
promoteurs du projet sont donc à la recherche d’un client à
l’étranger pour son lancement. Peut-être en France, puisque
EDF est partenaire (lire 24heures du 10février 2004), ou au
Portugal où il est présenté ces jours.
La Serpentine
fonctionne en réseau, comme les trolleybus, sauf que les
lignes sont de petits rails intégrés dans le bitume qui
fournissent l’énergie électrique sans contact
(magnétoglisseur). Surtout, les capsules, qui peuvent
transporter 4 ou 5 personnes, fonctionnent de façon autonome,
sans chauffeur. Le cerveau du véhicule est un simple
ordinateur portable, en l’occurrence un iBook Mac.
Chef de projet, architecte EPFL, Guy de Pourtalès
parle d’un réseau de capsules qui évolue, grâce au cerveau
informatique, en fonction des obstacles ou incidents, tout en
optimisant le trafic, afin d’éviter les déplacements à vide.
Le grand avantage de cette technologie est "d’intégrer un
outil grand public l’ordinateur en utilisant des composants
standards pour faire fonctionner un système
complexe".
Comme le relève le site spécialisé
vnunet.fr, cette prouesse tient à la fois aux facilités de
programmation du système d’exploitation OS X et à son réseau
Airport, l’accès sans fil wi-fi du Mac. La commande du
véhicule se fait par simple envoi de SMS, via une des bornes
interactives, équipées elles d’iMac. La capsule se dirige
alors vers la station du réseau demandée. Le paiement effectué
(avec de l’argent ou le mobile) déclenche l’ordre de marche,
fermant les portes et commandant les moteurs électriques.
L’ordinateur central (PowerMac G4) se charge de coordonner
l’ensemble du trafic, les commandes et les paiements.
Les sites d’utilisation les plus évidents sont bien
sûrs les grands aéroports ou les centres d’exposition. Mais
les possibilités sont multiples.
Le dôme de
l’intelligence naturelle
La domotique, c’est un peu
la maison dorée des rêves intérieurs. Etendu dans votre lit
tel Alexandre le Bienheureux, vous organisez toute votre vie à
domicile grâce à une télécommande. Pourtant, du rêve à la
réalité, le pas n’a pas encore été franchi. La
commercialisation des systèmes domotiques dans le privé est
lente. Malgré tout, la maison intelligente prend forme,
combinant le multimédia (photos, musique, vidéo), et les
aspects pratiques de l’habitat (téléphonie, chauffage,
éclairage, sécurité, électroménager, etc.).
Pour
l’heure, le marché de la domotique est concentré sur les
bâtiments publics et professionnels. Equiper sa maison, de la
cave au grenier, relève du parcours du combattant si on n’a
pas soi-même un gros bagage technique. Ce savoir-faire, Alain
Froehlich l’a incontestablement. Sa maison futuriste installée
à Charrat, dans la plaine du Rhône, représente l’un des rares
modèles de domotique avancée chez un particulier.
La
maison s’inspire d’un concept architectural du nom de
Domespace mis au point par un Breton. En bois, principalement,
elle tourne selon la rotation du soleil. Mais Alain Froehlich
a poussé loin ce qu’il appelle l’"automatisation domestique".
Celle-ci prend en charge toute une série de fonctions qui vont
de la gestion du chauffage selon l’horaire, des lumières en
fonction de l’occupation des lieux, des volets et des rideaux
selon la position du soleil, la ventilation, les Vélux si la
pluie se met à tomber, l’arrosage nocturne, sans oublier la
sécurité des lieux. Le tout pensé afin de limiter les champs
électromagnétiques.
La maison est gérée par un
ordinateur central qui peut être télécommandé à distance via
internet. Alain Froehlich a créé son propre programme de
gestion, Visual Domotique, qui intégrera dans une prochaine
version le logiciel de pilotage des éclairages X 10, qu’on
trouve dans le commerce. Mais outre ses connaissances
informatiques avancées, ce travail a nécessité un savoir-faire
certain d’électricien. C’est à ce prix, admet le résident de
cet OVNI, que la facture est maîtrisable.
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